L'évènement

Atelier de réflexion impliquant institutions, acteurs privés, étudiants, professionnels de l’aménagement autour d’un projet de territoire.

Les thématiques

Aménagement du territoire et développement local, urbanisme, architecture, paysage.

Les objectifs : Face au changement climatique proposer des pistes de réflexion pour un projet littoral sur le territoire de Coutances mer et bocage 

19 étudiants, 7 encadrants, 9 conférences, 4 rencontres

Participants : 19 étudiants, architectes, paysagistes, géographes, urbanistes, de France et de Belgique, réunis en quatre équipes de quatre à cinq participants.

 

Encadrement : 7 professionnels de l’aménagement et du développement des territoires,

- Olivier Chabert, directeur urbanisme CMB

- Solène Person, Notre littoral pour demain

 -Adeline Hubert, CMB

 -Thierry Jugé, DDTM50, chef DT centre

 -Sylvain Le Meitour, DDTM50, SADT

 - Hélène Fricout-Cassignol, architecte-conseil de l’Etat

 -Thibault de Metz, paysagiste-conseil de l’Etat

Restitution des travaux : une assemblée des différents acteurs, élus, institutions s’est réunie en fin d’atelier avec la participation de : 

- Jacqueline Osty, Grand Prix du Paysage,

- Eric Alonzo, Docteur en architecture,

- Pierre Janin, Palmarès Jeunes Urbanistes,

- Stéphane Costa, Professeur des Universités de Caen.

Interventions : 

- Présentation du territoire par Olivier Chabert, CMB

- Notre littoral pour demain par Solène Person, CMB

- La gestion des ouvrages par Adeline Hubert, CMB

 - Les effets du réchauffement climatique par Frédéric Gresselin, DREAL Normandie,

- Evolution du trait de côte par Ronan Fleury, DDTM50 Service mer et littoral,

- Modalités de gestion du risque par David Lesenechal, DDTM50 Setris

- Loi littoral et planification par Dominique Etienne, DDTM50 SADT

- L’histoire du territoire par Bernard Marc, historien

- Le marché immobilier à Gouville sur mer par maître Fleuret, notaire

 

Rencontres : 

- M. K’Dual, ostréiculteur

- M. Loeillet, instituteur

- Mme Jeanne, gérante du camping municipal,

- M. et Mme Catherine propriétaires du camping privé

Les idées marquantes

Vivre avec la mer et laisser venir l’eau, envisager la dynamique des marées et la fluctuation des eaux comme des opportunités à saisir

Se solidariser au bourg

Lier terre et mer par voies douces, effacer les nuisances de la route du littoral

Développer des chaînes économiques centrées sur les valeurs du territoire

Quatre équipes qui prônent un changement radical de posture.

"La montée des eaux, une crise acceptée et rendue possible, à envisager de manière positive !"

Le laisser-faire, c’est-à-dire laisser l’eau entrer sans lui opposer d’obstacles, ou, pourquoi pas, créer volontairement une brèche pour anticiper le risque.
 
Faire avec la nature, utiliser des méthodes douces pour accompagner le processus d’arrivée de l’eau dans les terres.

 

Prendre en compte un nouveau rivage qui s’appuie sur la topographie des lieux, au niveau du bourg ancien.

 

Sur le cordon dunaire, réfléchir à des formes de constructions exclusivement amovibles, déplaçables, provisoires.

Près du rivage maintenir les activités nécessitant l’eau de mer, la conchyliculture, la voile, accès bateaux.

Dans les « mielles » développer des activités économiques liées à l’eau.

Renforcer l’implantation de constructions pérennes à proximité et en centre bourg.
 
Imaginer de nouvelles formes de tourisme. Soit près de l’eau, sauvage et écologique, soit dans les terres, un nouveau « tourisme vert » en lien avec la nature et à quelques minutes du rivage.

équipe 1

GOUT’VILLE

L’eau à la bouche

Amanda Bortolot / Julie Ribourdouille / Florian Choquet / Carine El Hayek / Coline Raute

 

Ce projet se fonde sur l’anticipation du phénomène de la montée des eaux en créant une brèche dans le cordon dunaire. Laisser la mer entrer puis la garder pour pouvoir utiliser l’eau.

Une nouvelle lagune naturelle se dessine, à la fois touristique et économique.

Toute une chaîne d’activités économiques liées à la mer telles que l’exploitation des algues, la pisciculture, la conchyliculture, le bien-être et la santé, est proposée.

Une nouvelle économie du territoire qui développe une ingénierie écologique.

équipe 2

GOUVILLE SOUS MER

Nouvelles solidarités au bourg

Aurore Rabier / Maïa Cadet-Tricot / Quentin Sougnez / Doriane Daguin / Capucine Reinling


Pour cette équipe la question du littoral devient une question posée au bourg.

Le projet développe trois strates : les dunes, les traversées et le bourg.

Au niveau des dunes, renforcer le végétal et utiliser les vestiges des habitations submergées à des fins culturelles, scientifiques et de sensibilisation à la montée des eaux.

Dans la partie médiane, un tissage de parcours ancrés sur des tracés historiques, comprenant des points de rencontres et des belvédères.

Dans le bourg, accueillir toutes les activités délocalisées, habitat, camping, commerce de la mer … sur les parcelles existantes, recoupées, réorganisées, densifiées, vivifiées pour susciter rencontres et échange.

Installer un nouvel axe de mobilités qui relie les communes littorales pour le développement économique de circuits locaux.

équipe 3

COCONS DE SENSATIONS

Libérez vos sens

Robin Dugué / Jean-Baptiste Suzanne / Sophie Bernad / Aurélien Dorget


Le projet propose d’accompagner l’arrivée de la mer dans l’arrière-pays, de créer un nouveau mode de vie résilient en harmonie avec la mer, apaisant, tranquille, serein, intime mais aussi fait de surprises et de découvertes.

Des « cocons » ponctuent le bourg, le bocage et le rivage : un habitat clos de murs, un maraîchage inséré dans la trame du bocage, un abri protégé dans un creux de dunes … de véritables lieux de métamorphose.

Ces cocons tissent entre eux des liens physiques et fonctionnels qui dessinent une résille ancrée dans le territoire. Un réseau aux usages multiples.


équipe 4

ÇA S’EN VA ET ÇA REVIENT

Mémoire du futur

Gladys Eude / Elisa Gallet / Gaëtan Philipot / Hélène Prouzeau


Pour cette équipe il s’agit de capter les mouvements de va-et-vient de l’eau vers la terre et des hommes vers la mer.

Constat est fait de l’entrée des eaux des mers et des rivières dans les terres, de la nécessité de composer avec ces eaux sous une forme naturelle et écologique.

L’eau guide les cheminements et dessine un axe terre-mer. En tête de cet axe se développe la zone conchylicole qui vient remplacer et occuper les espaces habités. La route littorale devient la vitrine des produits de la mer.

Les installations du camping se disséminent dans la dune. Une lisière maraîchère et productive s’étire en rive des « mielles ». 

4 affiches