Quel projet littoral pour Coutances mer et bocage ?

Quel avenir, quel développement de cette commune littorale menacée par les conséquences du réchauffement climatique ? Comment renverser la tendance et transformer le risque de la montée des eaux en atout pour demain ?

Quels liens à la mer, quel nouveau trait de côte, quel imaginaire maritime ?

Comment faire émerger de nouvelles formes d’organisation sociale, économique, culturelle et environnementale ? Quel aménagement, quel paysage, quelle vision de ce territoire pour le siècle futur ?

Une autre manière de vivre le bord de mer

D’autres manières de vivre ce territoire « marin », peuvent être engagées avec comme objectif le développement d’un projet territorial spécifique, qui serait le projet littoral, à partir des réflexions suivantes :
. établir des liens avec l’arrière-pays, raisonner en profondeur, du rivage vers les terres,
. élargir le bassin de vie,
. faire le pari de changement de pratiques sur le littoral, par le projet,
. retrouver des continuités, des relations nouvelles, des connections.

L'atout mer, vivre la mer

La mer est un atout et vivre avec la mer est l’enjeu de ce littoral. Sont concernés par ces atouts, deux types de territoire : 

. une frange sensible, étroite et fragile, qui a les pieds dans l’eau, le rivage - port, plages, sports nautiques, pêche… 

. une frange plus large, plus ample, qui bénéficie des atouts de la mer sans être les pieds dans l’eau - attractivité culturelle, touristique, loisirs, et également économique.

Dans le « projet littoral », il est essentiel de discerner : 

. ce qui nécessite la proximité immédiate de l’eau, et est de ce fait, établi sur le rivage, 

. ce qui peut se développer, se déployer un peu plus loin, dans l’épaisseur du littoral, au-delà du rivage.

Un nouvel espace pourrait être envisagé, qui serait un espace intermédiaire, celui qui donne place à l’expansion, à l’arrivée de l’eau… mais que l’on utilise en prenant en compte le fait qu’il saura être déserté si phénomène il y a - éphémère, provisoire, démontable…

Le risque ou la notion de risque

Le  risque littoral est une contrainte qui a des spécificités particulières :
. la question dynamique – la vitesse, les hauteurs, les profondeurs impactées,
. la question du temps – le risque actuel, immédiat et le risque prévu, « programmé »
Il y a une vraie difficulté à appréhender, à envisager, à se projeter, à prendre en compte un événement à la fois ponctuel mais ravageur par sa violence et lointain, voir très lointain et même imprévisible.
Revenons néanmoins à l’origine, la mer n’est pas un risque en soi, c’est l’installation de l’homme qui a créé le risque.

Une vision de projet comme un trait d'union entre terre et mer

Le projet littoral convoque des sujets transversaux : hydraulique, sous-sol, urbanisme, construction, paysage, architecture, économie, bassin de vie, etc. Le redéploiement en profondeur, depuis les bourgs-plage - ou le rivage - vers les bourgs rétro-littoraux situation si caractéristique de la Manche, doit être analysé, travaillé et être un objectif majeur.
Travailler sur de nouvelles formes de relation avec la mer : relation proche et lointaine – territoires en arrière de la bande côtière, tourisme proche de la nature, parcs littoraux, mobilités adaptées…
Travailler sur d’autres temporalités : du provisoire - à construire, démonter, remonter - du relogement pour les existants, des déconstructions progressives.
Travailler sur de nouvelles installations résilientes qui acceptent l’eau : parcs inondables, cabanes, pilotis…
Considérer la route touristique comme une nouvelle limite, comme un nouveau rivage, un trait d’union entre terre et mer, passer du camping balnéaire au tourisme agro-littoral, étager les occupations en profondeur.

Identités terrestres et maritimes

Terrestres et Maritimes : bourgs et conchyliculture
Intérieur et littoral : maisons anciennes et cabanes de plage
Points durs et points mous : cale et dune…. port et plage
Mobilités et promenades : autocars de tourisme et randonneurs
Patrimoine et activités mer